Bénin : Santé scolaire

Coordination : Alexis PONEL (France), Thomas DIETRICH (Togo)

Au Bénin où la pauvreté de la population, le dénuement des écoles, la pénurie d’enseignants qualifiés sont autant d’obstacles à l’éducation, les besoins sont importants. Devant ce constat alarmant, La Chaîne de l’Espoir a lancé en 2011 le programme d’aide à la scolarisation d’enfants défavorisés de la région d’Hévié. Elle intervient, en partenariat avec l’ONG béninoise Bien-Etre et Développement (B.E.D), dans 3 écoles auprès d’écoliers scolarisés en primaire et secondaire.

En concertation et en accord avec B.E.D, ce partenariat est arrivé à son terme en 2019. 

Nous avons pu nous féliciter des résultats et achèvements atteints grâce à cette collaboration de plus de 8 années. Elle a notamment permis d’aménager l’école maternelle de Dossonou et d’en améliorer considérablement l’environnement avec, entre autres, la création d’un jardin pédagogique. Par ailleurs, tout au long de ce partenariat, ce sont plus de 100 enfants qui, chaque année, ont pu bénéficier d’un appui nutritionnel composé notamment de céréales de base comme le riz, le maïs et le sorgho, de sessions de sensibilisation à la protection de l’enfant et la non-violence ainsi que des ateliers artistiques. L’association B.E.D et la communauté scolaire ont adressé un remerciement fort et sincère à La Chaîne de l’Espoir et ses donateurs pour cet appui conséquent venu en aide aux nombreux enfants. Nous ne manquerons pas de maintenir un échange avec B.E.D et ainsi prendre des nouvelles des actions maintenant menées en autonomie.

OBJECTIFS :

  • Donner accès à une éducation de qualité à des enfants démunis.
  • Pérenniser leur scolarisation.
  • Améliorer leur santé.

ACTIVITES :

Aide à la scolarisation en nature

Pour éviter aux familles de sacrifier la scolarisation de leurs enfants en raison de leur pauvreté, un soutien matériel est apporté aux écoliers parrainés. Les distributions annuelles de cartables, fournitures, uniformes ont pour but de satisfaire leurs besoins scolaires élémentaires. Cette activité contribue au développement local au travers des artisans locaux auxquels elle fait appel pour la confection des uniformes.

Soutien nutritionnel

​De nombreux enfants souffrent de malnutrition ce qui a des conséquences néfastes sur leur santé et, de fait, sur le bon déroulement de leur scolarité. Pour répondre à ce besoin, les écoliers parrainés bénéficient de kits alimentaires. Ces distributions se tiennent plusieurs fois dans l’année. 

Aménagement d’écoles et fourniture de matériel pédagogique aux établissements scolaires

​Les écoles, qui disposent de peu de moyens financiers, manquent cruellement de mobilier et de matériel scolaire. Ce dénuement absolu est préjudiciable à la qualité de l’éducation. Pour placer les enfants dans des conditions propices à l’apprentissage, La Chaîne de l’Espoir met en œuvre des projets dans les écoles. Depuis l’ouverture de ce programme, elle a fourni des tables-bancs aux deux écoles primaires où elle intervient et du matériel éducatif pour les deux sections de maternelle de l’une d’entre elles. 

Lutte contre les violences en milieu scolaire

Un projet de lutte contre les violences en milieu scolaire a également été mis en place, visant à : renforcer, au sein des établissements scolaires du projet, la connaissance sur la violence, ses conséquences et ses alternatives ; stimuler une conscientisation et un changement de comportement des membres des établissements concernés visant à la préservation de la dignité et le bien-être de tous ; et enfin développer la culture de respect des droits de l’enfant en replaçant l’enfant au centre de l’action éducative. Les cibles prioritaires de cette action ont été des "enfants ambassadeurs", des enseignants, des parents d’élèves (APE). De plus, BED a pris l’initiative d’améliorer le cadre scolaire de l’école de Dossounou, où La Chaîne de l’Espoir a construit une école maternelle en 2017. Ainsi, les élèves bénéficient à présent d’un jardin pédagogique.

Par ailleurs, en cas de nécessité, les écoliers bénéficient de soins médicaux. A fin 2017, plus d’une centaine d’enfants étaient soutenus.