République Démocratique du Congo : Chirurgie générale

Coordinatrice programme : Nathalie De Sousa Santos

Goma, comme toute la province du Nord Kivu, subit, sur le plan du développement, les conséquences délétères de plus de quinze années de conflit armé, facteur d’insécurité et d’isolement.

Au plan médical, les structures publiques sont précaires ou pratiquement inexistantes. Avec un recensement de 6 chirurgiens diplômés pour une population de plus de 6 millions d’habitants, la province du Nord Kivu fait face à une véritable carence médicale, faute de personnel qualifié. Cette réalité s’inscrit dans un contexte global sanitaire mondial inquiétant puisque selon le Lancet, revue scientifique internationale, il manquerait 2,2 millions de chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens dans le monde. Présentant un Indice de Développement Humain de 0,435 sur 1, la République Démocratique du Congo se classe aujourd’hui en 176ème position sur les 188 pays que compte le classement.

Objectifs :

  • Réalisation d'opérations de chirurgie générale et digestive infantile.
  • Formation des médecins stagiaires en fin de cursus et des médecins généralistes souhaitant se former aux techniques chirurgicales.
  • Formation aux techniques de fonctionnement d’un bloc opératoire.

Activités : 

  • En 2017, La Chaîne de l’Espoir a pu mener une mission à l’Hôpital de la Charité Maternelle, qui ne compte aucun chirurgien ni anesthésiste diplômés. Ce sont des médecins généralistes qui pratiquent les interventions, limitées en conséquence aux gestes les plus simples. Les deux semaines de mission ont permis d’opérer 20 patients, et surtout de poursuivre la formation, démarrée les années précédentes, de six médecins, tous volontaires pour améliorer leur pratique et connaitre les gestes de base qui sauvent, dans leur province isolée de Goma, situés à 2 724 kms de Kinshasa la capitale, soit à 46 heures de route.
  • La formation va se poursuivre pour enseigner aux jeunes médecins très motivés la prise en charge de l’appendicite et des péritonites aigues, la laparotomie, le drainage thoracique, les occlusions intestinales, les traumatismes du foie, l’intubation difficile, la prise en charge de la douleur post-opératoire. Autant de techniques réputées simples, mais qui ne sont pas maitrisées à Goma, et qui entrainent des morts chaque mois.